La course à l'échalote démocratique !

Cher lecteur industriel,

L’Occident est depuis plus de deux siècles le champion de la démocratie. Il a même théorisé le fait qu’avec le développement économique, la démocratie allait de soi. Cette démocratie élective donne lieu, un peu partout, à ce que l’on appelle communément « la course à l’échalote », c’est-à-dire utiliser tous les moyens pour arriver le premier à une élection.


La course à l’échalote

  • Après des décennies d’application, cette approche, qui consiste à donner toujours plus et à demander toujours moins aux citoyens électeurs, conduit inéluctablement à une mise en péril de la nation qui applique le plus régulièrement cette méthode.

  • Ainsi en est-il pour le temps de travail qui diminue sans cesse, pour les impôts de la majorité la moins riche, pour les services sociaux, pour les actions et les moyens culturels, etc…C’est d’autant plus facile que ceux qui promettent les générosités, ne sont pas ceux qui les paient !

  • Un citoyen raisonnable devrait refuser ces propositions, certes agréables pour le court terme, mais désastreuses pour le long terme. C’est le cas des citoyens Suisses qui ont refusé une semaine de vacances supplémentaire, sous prétexte qu’elle viendrait détériorer la compétitivité des entreprises suisses et auraient des conséquences négatives sur l’emploi et l’économie du pays. Chacun comprendra que tous les Occidentaux ne sont pas des Suisses !

Le déroulement de la course à l’échalote démocratique

A force de distribuer ce que l’on n’a pas et à force de demander moins de contribution à chacun, les pays comme la France qui pratiquent la course à l’échalote démocratique depuis longtemps, en arrivent à casser tous les leviers qui font la force d’une économie :

  1. Le temps de travail diminue, de promesse en promesse,

  2. Les salaires augmentent au même rythme,

  3. Le temps de loisir augmente régulièrement aussi,

  4. Les prix de revient augmentent conséquemment,

  5. Les délocalisations s’accélèrent,

  6. Le chômage augmente,

  7. Les créations d’emplois improductifs s'envolent pour faire bonne figure,

  8. Les importations augmentent,

  9. Les exportations diminuent,

  10. Le déficit s’accélère,

  11. La dette explose,

  12. Les moyens d’autofinancement s’évaporent,

  13. Les investissements productifs s’effondrent,

  14. Les impôts atteignent des sommets,

  15. Les plus « saignés » s’en vont,

  16. Par manque de création de richesses, le pouvoir d'achat régresse.

  17. Les manifestations se généralisent,

  18. Faute de libérer l’économie, le pouvoir libère les meurs,

  19. La fécondité diminue, car trop contraignante pour la qualité de la vie,

  20. On abandonne les travaux pénibles et non valorisants pour le chômage indemnisé,

  21. L’immigration remplace le concept de la famille qui ne fait plus assez d’enfants,

  22. La démocratie s’est alors autodétruite par un excès de course à l’échalote,

  23. Et l'anarchie s'installe, selon les prédictions de Platon (La République), il y a 2300 ans !

  24. Tel est le cycle infernal de la course à l’échalote démocratique.

La chute des investissements est conséquence de la course à l’échalote démocratique

Partout en Occident, on peut observer la chute des investissements publics.

  • On l’observe dans les chiffres puisqu’en tant en Europe qu’aux USA, où les investissements publics se limitent à une bande de 2,0% à 5,0% du PIB, quand ceux-ci s’élèvent à 45,0% du PIB en Chine.

  • On l'observe aussi dans les faits. En Europe, on assiste à des incendies dans des tunnels (Mont Blanc), à des accidents ferroviaires (Brétigny), à l’effondrement des ponts (Gènes), à des inondations fréquentes, à des routes défoncées et à des villes paralysées (partout).

  • L’Occident n’investit plus, car il ne travaille plus assez.

  • L’Occident n’a ainsi plus les moyens de préparer demain et de ce fait ne croit plus lui-même en son propre avenir.

Nous sommes la première génération à « vivre sur la bête », sans nous préoccuper du lendemain.


Nos ressources économiques sont insufisantes......

Les projections démographiques sont particulièrement défavorables.

  • Les Seniors sont en progression massives (déjà 25% de la population est à la retraite !).

  • Les Actifs fondent comme neige au soleil (du fait de la pyramide des âges défavorable).

  • Les Jeunes, eux-mêmes sont en réduction, faute de faire assez d’enfants.

  • La pyramide des âges tend vers une pointe en bas, ce qui n’est pas très stable.

De ce fait, notre modèle économique sera de moins en moins viable.


.....alors même que nos besoins d’investissements vont aller en augmentant

  • La population senior va continuer à augmenter et à demander des investissements massifs en personnels de soin, en maisons de retraite, en médicaments et en hôpitaux.

  • Le système de retraite ne pourra plus résister quand si peu de personnes marchandes auront en charge un nombre aussi élevé de personnes non productives.

  • La compétition mondiale va exiger des efforts massifs de formation des jeunes, si nous voulons rester dans la course pour la technologie et pour le commerce.

  • Le manque de personnels productifs va exiger des investissements massifs dans les robots et dans l’Intelligence Artificielle. il faut compenser le manque de bras et de cerveaux.

  • La « guerre des talents » entre pays occidentaux qui auront tant de besoins et qui ne font plus d'enfants, conduira les pays les plus riches à attirer les enfants bien formés des autres pays, rendant ainsi les autres encore plus vulnérables.

  • La transition énergétique qui vise à remplacer 85% de l’énergie totale (fossile) consommée sur la Terre, en énergie sans émissions de CO2 va nécessiter des investissements équivalents à la dette mondiale (près de 300 000 milliards de dollars). La plus grande partie des pays de l’humanité n’ont pas les moyens de se payer de tels investissements.

  • Qui calcule et anticipe ces besoins pour le futur de la France, de l’Europe, de l’Occident et de le l’humanité toute entière ?

  • Personne, en Occident en tous cas, ne peut s’y préparer, puisque tous les dirigeants politiques sont obligés, par le principe de la course à l’échalote, de continuer de distribuer ce qu’ils n’ont pas.

Il faut donc relancer le cycle vertueux : Ressources et Investissements

Ce cycle a été le fondement de toutes les générations qui nous ont précédés. Nous devons le reprendre, même si c’est par la contrainte.


Quatre mesures urgentes pour augmenter nos ressources

1. Augmenter de 20% le temps de travail de tous et de 50% la population marchande au travail.

2. Retarder de 5 ans l’âge de départ à la retraite et réduire de 30% le nombre de fonctionnaires.

3. Réserver les aides sociales aux seules personnes handicapées et dépendantes.

4. Promouvoir une politique de fécondité visant de 2,5 à 3,0 enfants par famille en moyenne.


Quatre destinations prioritaires pour focaliser nos investissements

1. Repenser la formation étudiante et lui donner un caractère professionnel et obligatoire.

2. Doubler l’investissement productif (robots et IA) et passer de 3% à 15% du PIB l’investissement en infrastructures.

3. Doubler (au moins) nos budgets de recherche dans les secteurs clés (climat, énergie, transport, IoT, …) et les coordonner au plan européen (ce qui n'est pas le cas).

4. Investir massivement et envoyer des ressources humaines (programme de coopération) en Afrique pour accélérer le développement local et créer des emplois locaux (Service civique en Afrique de 2 ou 3 ans pour tous les jeunes Européens).


Chers Amis Industriels, ayons la sagesse de faire comme nos pères.

Construisons un monde durable, non seulement au plan de la survie écologie, mais aussi aux plans de la survie économique et de la survie civilisationnelle.

Mettons fin à la course à l’échalote démocratique qui nous conduit aux abymes et réinventons un système politique responsable.

Vive la France ! Vive l’Europe ! Vive l’Occident !

A mardi prochain, si vous le voulez bien, pour entamer, avant les vacances, une liste récapitulative de nos propositions.

Elles restent d’actualité.

Jacques Leger

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